MA SALLE DE BAINS (PRESQUE) ZÉRO DÉCHET

Salle de bains zéro déchet

Quand on parle préservation de l’environnement aujourd’hui, on ne peut s’empêcher de penser « zéro déchets ».

La philosophie zéro déchets est partie d’un constat très simple : nos poubelles se remplissent bien trop vite. Et pour cause ! Nous surconsommons des produits à usage unique.

Le zéro déchets c’est donc, comme son nom l’indique, un mouvement visant à réduire drastiquement sa production de déchets. On agit globalement en achetant des produits réutilisables (des gourdes, des sacs en tissu, des lingettes lavables …) et en encourageant un cycle de vie allongé pour chaque produit pour favoriser tous ses composants. 

Le but ? Supprimer les stockages en décharges et la combustion des déchets en incinérateur. C’est ce qui permettra d’éliminer bien des substances toxiques, dangereuses pour la santé et l’environnement.

Le zéro déchets : un mouvement proche de la philosophie du yoga

Voilà aussi ce qui me plaît dans la philosophie du zéro déchet : son côté minimaliste et « rien que l’essentiel ». 

Allez, avouons-le : qui ne s’est jamais retrouvé avec 10x trop de choses dans sa salle de bains « pour tester » ? Qui n’est jamais revenu des courses avec un panier beaucoup trop chargé pour, en définitive, ne plus savoir où donner de la tête pour ranger sa cuisine ?

Ce qui encombre notre environnement finit forcément par nous encombrer l’esprit. Et ce qui nous encombre l’esprit ne favorise pas le recentrage et le fait de calmer les agitations pour revenir au Soi, comme le voudrait le « processus » du yoga. 

C’est pour toutes ces raisons que je me suis moi-même rapprochée de plus en plus du mouvement zéro déchets. Préserver la Terre mère et : 

  • gagner de la place chez moi
  • revenir à l’essentiel 
  • favoriser un esprit clair dans un environnement clair 
  • utiliser des produits bio et de bonne composition

Le zéro déchet : mes premiers pas dans ma salle de bains 

Le premier endroit où j’ai eu envie de faire du tri fut en fait ma salle de bains. Entre le maquillage, les shampoings et soins pour cheveux « toutes-saveurs-et-odeurs-confondues », les crèmes, baumes et cosmétiques en tout genre … Ca n’avait définitivement plus de sens.

Je n’arrivais de toutes façons plus à voir ce dont j’avais réellement besoin dans tout ce joyeux bordel ! Alors un beau matin, j’ai pris la décision de terminer chaque produit pour mettre en place des « routines » (allez parlons comme les youtubeuses plus rien ne m’arrête !) zéro déchets.

J’insiste aujourd’hui sur le fait que ma salle de bains est devenue PRESQUE zéro déchets. Je suis encore à la recherche de certains produits qui pourraient remplacer ceux que je possède encore en version « contenants plastiques » (comme ma crème pour le visage par exemple). Le but de cet article est de vous donner des idées pour vous aider à, vous aussi, franchir le cap en douceur !

Il faut aussi noter qu’il y a quelques petits déchets à prévoir selon les produits. Mais il s’agit toujours de matériaux recyclables et compostables qui ne polluent donc pas.

Partons ensemble pour un tour d’horizon de ma salle de bains (presque) zéro déchets

Et si vous souhaitez partager des produits zéro déchets que vous utilisez dans votre salle de bains, je suis bien sûr preneuse ! 

First step pour une salle de bains zéro déchets : le shampoing solide 

Oubliés les shampoings de grande surface « révélateur-de-couleur-en-dessinant-des-boucles-sublimes-mais-en-lissant-et-hydratant-la-fibre-capillaire ». La découverte du shampoing solide a pour moi été une révélation dans ma nouvelle salle de bains zéro déchet.

Un shampoing solide présente de nombreux avantages :

  • une super composition 
  • généralement, il s’agit de produits bio 
  • plus efficace qu’un shampoing liquide 
  • c’est moins cher puisque l’on reste de nombreux mois avec son pain de savon
  • facile à transporter 

En terme d’utilisation, c’est aussi très simple : on prend son petit pain de savon, on le fait mousser dans les mains ou à même les cheveux, on le pose et … On frotte ! 

Le shampooing solide est d’ailleurs un produit qui se démocratise. On en trouve donc dans de plus en plus de marques dans des points de vente proches de chez nous. Par ailleurs, toutes les marques proposent aujourd’hui des shampoings solides adaptés à toutes les problématiques (cheveux normaux - cheveux secs - cheveux gras notamment). 

Voici les shampoings solides que j’ai pu tester 

L’incontournable de la salle de bains zéro déchets : le shampoing solide Pachamamaï 

Pachamamaï est une jolie marque prenant plusieurs très belles valeurs comme la fabrication artisanale en France, la conservation de la biodiversité et l’équité.

La découverte de cette marque a été pour moi une révélation ! Le shampoing solide « pure » est d’ailleurs devenu mon must-have. Il nettoie les cheveux en profondeur ce qui leur permet d’être moins alourdis au fil du temps. 

Attention cependant à bien tester et choisir la gamme qui vous convient ! Le « pure » est parfait pour moi. J’ai en revanche testé le « No tox » qui ne lavait pas mes cheveux en profondeur et laissait une pellicule « pas nette » par dessus après le shampoing.

En terme de prix, comptez 12,5 € pour un pain de savon de 65g. Je reste un peu plus de 6 mois avec le mien ! 

Attention ! Pour les personnes allergiques ou réagissant aux huiles essentielles, ce produit en contient.

Le shampoing solide du petit producteur : La Fabrik à bulles

Voilà une petite productrice que j’avais découvert lors d’un salon du bien-être à Rennes. La fabrik à bulles est une savonnerie artisanale éco-militante !

Tous les produits sont excellents et le shampoing solide n’est pas en reste ! J’avais opté pour la gamme pour cheveux normaux à secs et mes cheveux m’avaient franchement remercié !

Son rapport qualité-prix est assez imbattable : 8,5 € pour 90g. J’avais tenu plus de 8 mois avec mon pain de savon. 

Attention ! Pour les personnes allergiques ou réagissant aux huiles essentielles, ce produit en contient en faible quantité (moins de 1 %). 

Dans la catégorie « les déceptions du zéro déchets » : le shampoing solide Lamazuna 

Quand on parle du zéro déchet, on voit la marque Lamazuna partout ! Il est vrai que les couleurs sympathiques donnent le changent au rayon cosmétiques. C’est aussi une marque qui défend de jolies valeurs : made in France, origine naturel et produits vegan. 

J’ai testé le shampoing solide pour cheveux normaux au pin sylvestre et je ne l’ai pas trouvé efficace. De la même manière que le « No tox » de chez Pachamamaï, je n’ai pas trouvé mes cheveux éclatants de propreté au sortir du shampooing. Il faudrait peut-être que je teste une autre gamme pour être séduite ?

En terme de prix, comptez 9,90 € pour 55ml (je n’ai pas trouvé le grammage exact sur leur site). 

Attention ! Pour les personnes allergiques ou réagissant aux huiles essentielles, ce produit en contient en faible quantité. 

Le déodorant solide : la révélation de ma salle de bains zéro déchets

Soyons honnêtes : en matière d’amour pour l’environnement et notre Terre mère, on peut difficilement faire pire que le déodorant. 

Entre compositions très douteuses (les sels d’aluminium sont suspectés depuis des années de favoriser les cancers) et packagings en plastique, les déodorants n’ont pas grand chose pour plaire. 

Mais ça, c’était avant l’invention du déodorant en sa version « zéro déchets » ! Ca a été pour moi une révélation, autant au niveau environnemental qu’efficacité. 

Le déodorant solide Pachamamaï : le pionnier 

Le déo solide Pachamamaï aura été le premier à m’accompagner dans ma transition avec succès ! Facile d’utilisation, il suffit de l’humidifier légèrement pour l’appliquer ensuite.

Avec ce déodorant, vous pouvez vraiment dire au revoir à toutes les odeurs (sans vouloir entrer dans les détails glamour). Je suis restée entre 4 et 5 mois avec mon petit galet qui m’aura coûté 13,90 €.

Attention ! Ce n’est pas un anti-transpirant. Il aura plutôt tendance à bloquer les odeurs que la transpiration à proprement parler ! 

Pour les personnes allergiques ou réagissant aux huiles essentielles, ce produit en contient en faible quantité. 

Zéro déchet et déodorant : le déodorant solide Lamazuna

J’ai aussi pu tester le déodorant solide Lamazuna à l’huile essentielle de palmarosa. Il m’a complètement convaincu ! 100 % naturel, ce déodorant solide ne bloque pas le processus naturel de transpiration. C’est un galet en forme de cône qui s’humidifie avant application.

Comptez 9,90 € pour une utilisation allant de 4 à 5 mois.

Attention ! Pour les personnes allergiques ou réagissant aux huiles essentielles, ce produit en contient en faible quantité.

Le déodorant solide Belice 

Je ne vais pas avoir grand chose à dire sur la marque Belice étant donné que je n’ai vu strictement aucune efficacité. C’est une marque que l’on trouve très facilement en magasin bio et à plus petit prix que ses compères d’autres marques (6,90 € pour 38g).

Pour autant, c’est vraiment un produit qui ne m’aura pas servi à grand chose. J’ai eu beau l’humidifier autant que possible, rien n’y faisait : le produit ne s’appliquait pas.

Pour celles et ceux qui voudraient cependant tenter l’aventure facilement, ce déodorant ne semble pas contenir d’huiles essentielles.

Les petits Prodiges : le déodorant solide le plus fancy 

Voilà une marque dont j’a-dore l’éthique. Je les ai découvert avec leur super baume multi-usages qui nous permet de faire du vide comme il se doit dans nos placards. J’ai donc voulu poursuivre l’aventure en testant leur déodorant. Alors, je triche un peu puisqu’il n’est pas 100 % zéro déchets : le déodorant se pousse dans un tube en carton biodégradable.

Je conseillerait ce produit à toutes les personnes qui souhaitent se lancer en douceur dans le zéro déchets, puisque c’est vraiment le format qui se rapproche le plus des déodorants « classiques » qu’on a l’habitude d’utiliser.

Pour autant, je suis un peu mitigée face à ce produit. Sur son efficacité, je n’ai rien à redire : facile d’utilisation, il bloque vraiment bien toutes les odeurs, même après une séance de sport endiablée. Mais le produit ne fond pas totalement au contact de la peau ! Si bien que je me suis régulièrement retrouvée avec des petits « morceaux » de produit qui tombaient dans mes vêtements au fur et à mesure de la journée. Pas super confort ! 

En terme de prix, comptez 12,90 € pour 65 grammes. 

Attention ! Pour les personnes allergiques ou réagissant aux huiles essentielles, ce produit en contient en faible quantité.

Le gel douche solide : indispensable de ma salle de bains zéro déchet 

Une fois passé au shampoing solide, il me semblait tout naturel de faire de même avec mon gel douche. Rien d’incroyable ici ! Du savon de Marseille et le tour est joué ! 

Généralement, toutes les grandes surfaces et tous les magasins bio proposent du gel douche solide à la vente. Il s’agit à nouveau d’une solution économique puisque l’on reste très longtemps avec son pain de savon. En tout cas plus longtemps qu’avec sa bouteille de gel douche en plastique ! 

Les protections hygiéniques réutilisables 

J’ai hésité pendant très longtemps avant de sauter le pas mais maintenant je peux le dire : essayer les protections hygiéniques réutilisables, c’est les adopter ! Lavables et réutilisables, elles tiennent plusieurs années. Plus encore, elles sont pour la plupart certifiées Oeko-Tex standard 100, label garantissant l’absence de toute substance nocive et de nano-particules d'argent dans les matières. Les tampons et serviettes jetables mettent entre 500 et 800 ans pour se dégrader, et sont composés de nano particules, de perturbateurs endocriniens et de phtalates.

Ces protections ont cependant un coût (une culotte menstruelle coûte en moyenne 30 €) mais sont nécessaires pour faire des économies sur le long terme. Les protections hygiéniques jetables représentent en effet une dépense moyenne de 1500 à 3000€ au cours de la vie d'une femme !

On parle souvent (et de plus en plus !) de la culotte menstruelle. Pour ma part, je n’étais pas à l’aise avec le concept lorsqu’il a vu le jour. Alors j’ai démarré avec des serviettes lavables à fixer au sous-vêtement par un bouton. Il n’en fallait pas plus pour me convaincre ! La protection est efficace, bien plus qu’avec certaines protections jetables ! 

Contrairement aux apparences, « l’entretien » est plutôt simple. Il suffit de rincer la protection à l’eau froide, et de la mettre en machine à 30°. Toutes sont lavables avec le reste des vêtements ! 

Le geste zéro déchet tout doux : les carrés démaquillants lavables 

Lorsque j’avais encore une machine à coudre, j’ai acheté du tissu un peu « éponge » et des tissus à motifs sympa pour me confectionner des carrés démaquillants lavables. Je n’ai, depuis, plus jamais acheté de coton !

Sans entrer dans les détails du do it yourself, beaucoup de marques proposent aujourd’hui des carrés démaquillants à la vente. Un geste économique qui couvrira bien des dépenses en cotons et en mouchoirs ! On compte en moyenne entre 10 et 15 € pour 6 carrés lavables.

On passe les lingettes démaquillantes en machine après chaque usage et ça se lave parfaitement bien, même à 30 degrés. Si vous n’êtes pas sûr-e de votre machine, après utilisation, frottez les carrés lavables avec du savon de Marseille pour enlever les résidus tenaces !  

Pas d’article sur le zéro déchet sans un petit disclaimer de fin !

J’ai bien conscience que tous les produits zéro déchets ici présentés peuvent paraître horriblement chers. Le zéro déchets est malheureusement devenue une éthique « bankable » dont l’image fait vendre. Plus on avance dans le temps, plus les marques s’y mettent pour le meilleur … Et pour le pire de nos portefeuilles parfois !

Bien sûr qu’il faut regarder les économies réalisées à long terme (des années avec des carrés lavables comparés à deux achats de coton par mois, 6 mois avec une dizaine d’euros de shampoing etc …). Pour autant, tout le monde n’a pas, dans l’immédiat, les moyens financiers de passer du jour au lendemain au zéro déchets. Et c’est ok ! Comme partout, le but est que tout le monde fasse de son mieux, au meilleur de ses possibilités ! 

 

Et surtout, prenez soin de vous,

 

Marie

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